Foi Espérance et Carême

Chaque jour un nouveau message nous offrira une petite invitation pour un geste de solidarité, un moment de prière ou de silence, une parole à méditer ou un acte de bienveillance à poser autour de nous.
En partageant ce calendrier, nous nous soutenons mutuellement et nous donnons au carême une dimension collective et vivante. Chacun peut y participer selon ses possibilités, dans la liberté et la joie. Que ce calendrier devienne pour nous un fil conducteur, un rappel quotidien de l’essentiel et une occasion de grandir ensemble, pèlerins d’espérance pour toujours.

Jour 33

Aujourd’hui, je donne une seconde chance à quelqu’un, je choisis de renouveler ma confiance envers…

Jour 32

Aujourd'hui, je défends quelqu'un qui est critiqué ou mis à l'écart. Je prends la parole…

Jour 31

Aujourd'hui, avec courage, je témoigne de ma foi. Par exemple, j’exprime ma foi avec simplicité…

Jour 30

Aujourd'hui, je prends un engagement concret pour que la parole de Dieu guide réellement ma…

Jour 29

Aujourd'hui, je prends un instant pour réfléchir à mes choix et à ce que je…

Jour 28

Aujourd'hui, je me lève et je choisis d'avancer malgré mes limites. Je fournis un effort…

Jour 27

Aujourd'hui, je pose un acte concret de foi en m'abandonnant à Dieu, je lui confie…

Jour 26

Aujourd'hui, je me libère de ce qui m'éloigne de Dieu pour mieux revenir à lui.…

Jour 25

Aujourd'hui, je pose un geste concret pour cultiver une attitude d'humilité dans mon cœur. Je…

Jour 24

Aujourd'hui, je pose un acte concret qui exprime l'amour. Je peux pour cela prendre un…

Jour 23

Aujourd’hui, je choisis de combattre un mal intérieur en m'appuyant sur Dieu. Je repère une…

Jour 22

Aujourd'hui, je mets en pratique un commandement de Dieu avec fidélité. Par exemple, je veille…

Jour 21

Aujourd’hui, comme Marie, je dis oui à Dieu dans un aspect concret de ma vie.…

Jour 20

Aujourd'hui, j'ouvre mon cœur à ceux que j'ai peut-être du mal à accepter. Par exemple,…

Jour 19

Aujourd'hui, je décide de cultiver mon moi spirituel. J'identifie une habitude qui ne produit aucun…

Jour 18

Aujourd'hui, je choisis de valoriser une personne en reconnaissant sincèrement ce qu'elle fait de bien,…

Jour 17

Aujourd'hui, je réfléchis à la manière dont je prends soin des dons que Dieu m'a…

Jour 16

Aujourd'hui, je prends conscience de mes richesses et je les mets au service des autres.…

Jour 15

Aujourd'hui, je prends un moment pour me recentrer sur Dieu. Je peux me rendre dans…

Jour 14

Aujourd'hui, Je choisis l'humilité dans mes paroles et mes actes. Je peux rendre un service…

Jour 13

Aujourd'hui, je réfléchis à la manière dont je peux être un témoin actif de la…

Jour 12

Aujourd'hui, Je prends un moment pour contempler la beauté autour de moi et rendre grâce…

Jour 11

Aujourd'hui, j'essaie de mettre en pratique l'amour du prochain, même quand c'est difficile. J'évite une…

Jour 10

Aujourd'hui, Je prends l'initiative de réconcilier une relation qui a été marquée par un malentendu,…

Jour 9

Aujourd’hui, je m'efforce de prendre quelques minutes pour écrire une lettre à Dieu ou j'y…

Jour 8

Aujourd'hui, je prends un moment pour ouvrir les yeux et le cœur aux signes simples…

Jour 7

Aujourd'hui, je prends un vrai temps de prière, en particulier avec le Notre Père., en…

Jour 6

Aujourd'hui, j'accomplis un acte de charité envers l'un des plus petits autour de moi, en…

Jour 5

Aujourd'hui, je résiste à une tentation en choisissant Dieu avant tout, je renonce à une…

Jour 4

Aujourd'hui, je tends la main à quelqu'un qui est mis de côté ou jugé par…

Jour 3

Aujourd'hui, je choisis une forme de jeûne pour recentrer mon cœur sur Dieu, je peux…

Jour 2

Aujourd'hui, j'accepte une contrariété ou une difficulté sans me plaindre en l'offrant à Dieu. Je…

Jour 1

Aujourd'hui, j'accomplis un acte de générosité sans chercher à être vu ou reconnu. Par exemple :…

Jour 0

Retrouvez-chaque jour, une nouvelle proposition pour avancer ensemble vers Pâques à partir du mercredi des…

Sur la route de Pâques

LE CAREME : CHEMIN DE FOI ET D’ESPERANCE

Après avoir parcouru ensemble la route de l’Avent vers Noël, nous avons commencé cette année 2026 ancrés dans l’espérance, et partagé un fort moment spirituel lors de la veillée d’Aineo le 30 janvier. Nous avançons à présent vers la lumière de Pâques et sommes à quelques jours du carême, chemin de foi et d’espérance.

J’ai eu la chance de vivre pleinement cette année jubilaire en effectuant plusieurs démarches et pèlerinages, notamment à Rome, et cela a changé quelque chose en moi que j’ai envie de partager. La clôture de ce jubilé m’a provoqué un sentiment paradoxal, de tristesse et en même temps de renouveau et d’espoir. La tristesse, parce que c’est l’achèvement d’un temps fort avec ses rencontres, ses prières et ses élans partagés ; un élan nouveau parce que l’espérance par définition ne se referme pas, elle se transmet et pousse à avancer. Ce paradoxe est beau et un peu fragile à la fois, il représente le fait de quitter un cadre qui portait mais de repartir avec quelque chose en soi, un plus. Cette clôture n’est pas une fin mais un passage, ce qui a été vécu devient passage dans le quotidien, dans les engagements concrets, dans une manière plus confiante de regarder l’avenir même lorsqu’il reste incertain. Ce sentiment de paradoxe est en fait une mélancolie mêlée de désir d’avancer, signe que cela a vraiment compté.

Je m’estime chanceuse de vivre cette foi, libre et sans contrainte, et la partager me semble important et nécessaire. La foi et l’espérance vont souvent ensemble, la foi soutient le cœur, l’espérance lui donne un horizon. Ensemble, elles aident à tenir debout quand tout vacille. Garder la foi dans les épreuves, ce n’est pas être fort tout le temps, c’est continuer à avancer, même quand on doute. Garder la foi, ce n’est pas dire tout va bien, mais dire à voix basse, je tiens encore. Le doute n’est pas l’ennemi de la foi. Douter de sa foi à cause des épreuves est humain, ça ne veut pas dire que ta foi disparaît mais qu’elle est mise à l’épreuve. La foi n’efface pas la peur ou la tristesse. Pleurer, se décourager, se poser des questions, ce n’est pas perdre la foi c’est la vivre pour de vrai. Dans l’épreuve, les pourquoi restent souvent sans réponse. La foi c’est croire que ta souffrance n’est pas vaine, même si tu ne comprends pas encore. Lorsque la foi te semble trop lourde à porter seule, laisse quelqu’un croire pour toi un moment, un proche, une communauté, une parole qui rassure. La foi s’entretient bien souvent au jour le jour, non pas par de grandes déclarations, mais par des petits actes de confiance. Dans le doute, il est bon de se rappeler les traversées passées. Tu as déjà survécu à des choses que tu pensais insurmontables, cette mémoire-là est une lumière quand tout semble sombre. La souffrance bouscule les certitudes. Quand la douleur arrive, les réponses simples ne suffisent plus. Douter, c’est refuser une foi superficielle, c’est souvent le signe que tu prends ta foi au sérieux. Tu peux croire et douter en même temps, cela fait partie du chemin. Le silence, la colère, l’incompréhension ne sont pas des fautes, ce sont souvent des prières autrement formulées. Dans les épreuves, la foi change de forme. Elle n’est plus forcément consolation ou joie, elle peut devenir juste une petite braise qu’on protège du vent, une étincelle que l’on tente de préserver et c’est déjà énorme. Se poser des questions sur sa foi, c’est déjà ne pas l’avoir abandonnée.

Je souhaite à tous de ressentir cet élan de foi et d’espérance, porteur et moteur de nos vies. Et quel meilleur temps que le carême pour ressentir et assumer cette foi. Contrairement à l’Avent, qui par sa popularité est porteur de joie et de positif, le temps de carême souffre d’une connotation d’austérité et de négativité, alors qu’il est un temps de renaissance ultime car il est le chemin de l’amour et de la lumière.

Comme nous l’avons fait pour l’Avent, je vous propose de partager un calendrier de carême, sur le même principe d’ouverture d’une case chaque jour, qui nous offrira une petite invitation pour un geste de solidarité, un moment de prière ou de silence, une parole à méditer ou un acte de bienveillance à poser autour de nous. En partageant ce calendrier, nous nous soutenons mutuellement et nous donnons au carême une dimension collective et vivante. Chacun peut y participer selon ses possibilités, dans la liberté et la joie. Que ce calendrier devienne pour nous un fil conducteur, un rappel quotidien de l’essentiel et une occasion de grandir ensemble, pèlerins d’espérance pour toujours. Je vous invite donc à accueillir cette proposition avec un cœur ouvert et à faire de ce carême un temps de cheminement partagé.

Tata Sophie