Le chant

Bien que la conjoncture actuelle ne soit pas propice à l’engouement, c’est par un mot de la liste plutôt positif que nous allons partager ce moment. Il est le mot qui vient dans l’ordre proposé, et je pense au contraire qu’il arrive à point pour nous aider à affronter le marasme ambiant et entrer dans une dynamique de positivité porteuse d’espoir et d’amour.

Ce mot est le mot chant, et il est l’illustration parfaite de ce site qui porte le nom du groupe d’animation Aineo, qui par le chant nous fait partager des moments uniques d’amour, de joie, de prières et de louanges.

Le mot chant vient du latin « cantus », qui représente le chant d’un humain, d’un oiseau, le son d’un instrument ou d’un poème. C’est une suite de sons modulés et émis par la voix humaine, qui par la différence des intonations, produisent des sensations variées. Par définition, c’est l’ensemble de la production de sons musicaux produite par la voix humaine. Le terme s’étend cependant aussi aux vocalisations et plus généralement aux signaux sonores émis par certains animaux dans un contexte de parade nuptiale ou non (cigales, baleines…) C’est également l’action par laquelle la phonation, intensifiée et variée devient musique.

Ces définitions un peu théoriques et techniques ne sont pas à l’image des vertus et des bienfaits que le chant engendre. La voix par le chant est l’instrument des sentiments les plus profonds. Le chant libère les émotions, il permet comme le cri de se libérer d’énergies négatives et de tensions accumulés à l’intérieur et ainsi de les extérioriser. Lorsque l’on chante, on ressent un sentiment de liberté et de communion avec autrui, une connexion spéciale et bienfaisante avec l’auditeur. Que se soit seul ou en groupe, le chant à un but de partage et permet la sécrétion d’endorphines, hormone de la détente et du bonheur. La thérapie par le chant est d’ailleurs un moyen d’atteindre la résilience et l’harmonie des sentiments intérieurs.

Tout peut être exprimé par le chant : la tristesse, la joie, l’amour, la colère, la louange, l’adoration etc… Les lamentations sont une forme de chant accompagné de musique qui permettent d’exprimer la douleur du regret ou du deuil qui peut susciter l’espoir ou la paix intérieure. Dans le domaine du sport, le chant est un vecteur de rassemblement, d’union, de ferveur et de soutien (chants de stade, Haka…)

Le chant provoque un sentiment d’appartenance à un groupe, chanter avec les autres permet de se sentir lié à eux en formant une unité de personnes partageant un but commun. Le chant permet donc d’exprimer des émotions ou des messages communs de façon plus porteuse et plus efficiente que les mots parlés ou écrits.

Saint Augustin a dit : « QUI BIEN CHANTE, DEUX FOIS PRIE »

Le chant fait partie intégrante de la vie liturgique du peuple de Dieu. Par les sons, on crée l’émotion et par le chant on s’adresse à Dieu, on chante la foi. Le chant rapproche de Dieu, permet d’unir les gens malgré leurs différences et de transmettre la foi. Le chant élève les âmes, car dans le chant tout le corps est mobilisé ; par le chant, on prie avec tout son être en exprimant toutes les formes d’émotions intérieures. Chanter en chœur, c’est chanter soi-même avec les autres, plusieurs individualités pour former une seule voix. Le chant permet de prier non seulement avec la tête et le cœur, mais avec le corps tout entier.

Le chant est donc un formidable moyen d’expression de la prière, de l’allégresse du cœur. Il permet de se mettre en prière dans la joie et nous fait grandir par le partage, atteindre un épanouissement personnel, un réconfort.

La prochaine veillée d’Aineo approche et j’espère que cette lecture vous donnera l’envie d’y participer, que ce soit la première fois ou que cela fasse plusieurs fois. Comment refuser l’opportunité d’un moment suspendu de partage et d’union, pour faire le plein de plénitude et de sérénité, simplement, juste par leur volonté de donner du plaisir. Par ces temps aux actualités difficiles, lourdes et pesantes qui soulèvent tant d’interrogations et de doutes en nous, ce temps de louanges qui nous est offert est un don de Dieu qui ne se refuse pas et qui au contraire est un devoir d’amour et de bienveillance.

Alors soyons généreux et bienveillant avec nous même en répondant à cet appel de paix qui nous est offert, et en union de prières pendant ce temps, soyons une des petites gouttes de cet océan d’amour qui mène à la paix.

Le partage

Après notre rubrique du post Lourdes, la vie a repris son cours pour chacun de nous avec nos activités familiales et socio professionnelle et nos routines. Je reprends donc ma liste de mots proposés et c’est le mot partage qui sera l’objet de notre réflexion cette semaine. Encore un bien joli mot de la langue française qui exhale la positivité et l’étendue de qualités humaines bienfaisantes. Ce mot me semble parfaitement adapté dans la continuité de ce pèlerinage vécu et de cette journée magnifique que j’ai eu la chance de vivre avec la cérémonie du pape à Marseille et cette atmosphère d’amour et d’humanité qui s’en est suivie.

Par sa définition, le partage est l’action de diviser une chose en portions, en parties ou le fait de partager quelque chose avec quelqu’un. Voila une description bien simpliste et réductrice d’un mot dont l’aura est pourtant multiple et puissante.

Le partage est une valeur, une qualité très importante qui nous permet de développer des relations avec autrui en bonne harmonie. C’est une valeur humaine car dans le monde animal, la notion de partage est limitée à la nécessité de se nourrir et de se protéger au sein d’une tribu, et c’est aussi une valeur qui s’apprend et évolue.

En effet, pour un enfant, la notion de partage est compliquée à intégrer et n’est pas innée. L’enfant à l’impression que les objets et les personnes qui l’entourent ne sont là que pour lui et il n’a pas la capacité de comprendre que l’autre existe avec ses propres émotions, ressentis et désirs, d’où la naissance de conflits. L’enfant doit avoir conscience de lui-même avant d’avoir conscience d’autrui, et c’est à travers l’éducation et l’exemple donné par l’adulte qu’il pourra accepter et apprendre à partager.

Le partage est aussi à la base de certains courants politiques, en théorie du moins, par le principe de mise en commun et de répartition des biens pour une organisation sociale qui se fait dans l’égalité. Mais la difficulté du passage de la théorie à la mise en pratique est une preuve évidente de la complexité du principe de partage et de la volonté d’en faire une valeur et une qualité humaine au centre de nos vies. Car le partage est un comportement noble et vertueux chez l’être humain qui nécessite de l’altruisme, de la générosité et de l’empathie.

C’est une valeur humaine qui doit être développée dans tous les domaines de nos vies. Le partage permet d’étendre sa relation aux autres en bonne harmonie. Partager, c’est échanger avec sincérité, de façon réciproque, dans le dialogue, le respect des différences. Le partage renforce la cohésion d’équipe, cultive la convivialité, favorise la communication et crée un climat de confiance et donc accroit la productivité.

Le partage n’est heureusement pas que financier, il n’est pas besoin d’être riche matériellement pour partager. Ce n’est pas la quantité de ce qui est partagé qui est important mais l’intention qui motive le geste et ce qui est fait avec les moyens existants de chaque personne.  On peut tout partager, un instant, un sourire, une flatterie, un compliment, une réflexion, une idée, une information, une pensée, une émotion, un apprentissage, un toit, de la nourriture, de l’argent…….etc. Il n’y a pas de limite au partage lorsqu’il est fait avec le cœur.

« L’esprit s’enrichit de ce qu’il reçoit, le cœur de ce qu’il donne » : Victor Hugo

« On n’est jamais heureux que dans le bonheur que l’on donne, donner c’est recevoir » : Abbé Pierre

Partager, c’est échanger et donc s’ouvrir à l’autre, rompre l’isolement et oser sortir de sa bulle et briser sa carapace. Partager, c’est aussi une invitation, prendre plaisir à faire plaisir sans rien attendre en retour. Le partage ne me rend ni plus riche, ni plus pauvre mais il me nourrit de sa joie. Un regard, un sourire partagé peuvent en dire plus long parfois que des paroles banales et vides de sens. Mais le partage est un échange, il faut accepter de donner mais aussi de recevoir, les deux vont de pair, c’est la base du partage. Accepter de recevoir, c’est aussi donner la possibilité à l’autre d’offrir quelque chose et lui permettre de ressentir le plaisir éprouvé par son acte de donation.

Savoir partager avec les autres est une bénédiction pour les chrétiens. D’ailleurs, quel plus noble exemple de partage que l’Eucharistie. Le partage est un moyen d’exister, une façon d’être soi même mais avec les autres. Savoir partager, c’est apporter de la joie et de la couleur dans nos vies. Notre capacité d’ouverture et d’échange pour le partage est une possibilité pour nous d’illuminer le tableau de la vie de chacun de nous au niveau personnel ou dans notre environnement professionnel.

Finalement, le partage est une chance pour chacun de nous, une opportunité d’être heureux, de prolonger l’Eucharistie dans nos vies quotidiennes, simplement et est à la portée de tous. Partageons ce qui est le plus accessible et naturel, sans rien attendre en retour. Laissons parler notre cœur, libérons notre imagination et notre âme d’enfant, ouvrons-nous à l’amour en donnant un peu de notre précieux temps, une salutation, un merci, un sourire, un compliment, une émotion…soyons simplement dans l’empathie et l’amour, à l’image de notre Dieu, et par le partage, notre richesse intérieure rayonnera sur notre prochain.

Tata Sophie